

J'ai entendu dire que la police cherchait à m'attraper mais ils ne l'ont pas encore fait.
J'ai rigolé lorsque, se croyant intelligents, ils ont cru être sur la bonne piste. (.....)
Je suis sur le dos des putains et je m'arrêterais pas d'éventrer jusqu'à ce que vous m'ayez bouclé.
Le dernier boulot était un grand travail. (....)
Comment pourraient-ils m'attraper maintenant.
J'adore mon travail et je veux recommencer.
Vous entendrez bientôt de nouveau parler de moi et de mes amusants petits jeux.
J'ai gardé un peu de cette matière rouge de mon dernier travail dans une bouteille de bière amère pour vous écrire mais c'est devenu une sorte de glue épaisse et je ne peux pas l'utiliser.
L'encre rouge vous conviendra j'espère, ha ha. La prochaine fois, je couperais les oreilles de la dame et je les enverrais aux chefs de la police juste pour rigoler un peu. Gardez cette lettre
jusqu'à ce que j'ai fait un peu plus de travail, ensuite vous pourrez l'utiliser comme il faut. Mon beau couteau est si affûté que je veux me mettre au travail de suite dès que j'aurai cette
chance. Bonne Chance.
Sincèrement vôtre,
Jack l'Éventreur,jack the ripper
Littlechild avait le souffle court,
la décision de ses supérieurs de publier la lettre qu'il avait reçu quelques jours plus tôt , dans les médias, dans l'espoir de reconnaitre le tueur par le biais de son écriture,
lui paraissait insensé .
Cette idée, ce non-sens, puisqu' à white chapel, la lecture, l'écriture ne "parlait" à personne, n'était qu'une folie.
Cette initiative risquait d'angoisser encore plus la population de White Chapel, voire pire, d'énerver le tueur.
Littlechild se doutait que le vrai tueur n'avait pas écrit cette lettre,
Beaucoup de bruits couraient parmi ses hommes indiquant que la lettre avait été envoyé par un journaliste "BERT", en mal de succès, travaillant au STAR.
Franklin comme à son accoutumé, se leva de bon matin, pour se
trouver un "job" qui lui permettrait de tenir, encore quelques jours .
Puis il reprendrait la mer.
La mer, en direction des Amériques, il lui tardait de sentir cette odeur iodé qu'il connaissait si bien, le mouvement du bateau qui le berçait et l'endormait pendant les longues traversées, le
vent qui claquait son visage....
Franklin sortit du petit immeuble et se dirigea vers le marché, là encore, comme tous les matins, un petit attroupement, ceux qui comme lui, venaient chercher un "job" de fortune....
l'agitation lui semblait plus forte que d'habitude, les mouvements, les discussions vives....
Franklin s'avança encore, jusqu'à entendre des brides de phrases:
"l'éventreur".... "il se surnomme l'éventreur"...."c'est un fou"....
Franklin, arriva à leur hauteur, s'adressa à homme qui tenait un
journal,le prit et lut rapidement l'article qui faisait la Une.
cette lettre était parue dans plusieurs journaux,
Franklin leva la tête et regarda droit devant lui,
tout semblait tourner autour de lui, pendant quelques secondes il crût vaciller, tout le monde était agité... sa colère , il ne pouvait plus contenir sa colère....
Franklin n'en croyait pas ses yeux, on se servait de lui....
et cette lettre, cet immondice, cette...
"...j'ai gardé un peu de matière rouge de mon dernier travail...."
un travail??!!!
Qui avait osé, se mettre à sa place, le singer, le caricaturer...
lui, comparé à des cafards... des larves puantes qui boivent du thé et donne du Sir... Ces petites gens sans éducation, ni âmes véritables, ces chairs en vie, à qui, on ne devrait accordé aucune importance ....
Franklin fit demi tour, son sang bouillait, il ne sentait plus rien, il ne voyait plus rien, il avançait presque aveuglé par sa rage.... plus rien n'avait d'importance,
il était prisonnier de sa colère, elle le submergait de la même manière que la mer pouvait le faire parfois, sa colère lui dictait ses gestes comme à chaque fois....
Comme à chaque fois, il marcha pendant des heures jusqu'à la nuit tombé.
Comme à chaque fois, les lumières des réverbères et des fenêtres s'animèrent peu à peu...
La nuit et son cortège d'ombres et de fantômes...
Sa colère était toujours présente, plus forte que jamais, insurmontable.
Mary Jane Kelly sortit de chez elle vers 20h.
Encore quelques mois comme ça et elle pourra retourner en Irlande....
Son mari, décédé il y a quelques mois, renversé par une voiture, plus rien ne la retenait ici.
"Ginger" était un peu à part, sa situation lui permettait d'être ignorée par la misère, cette petite maisonnette, sur miller's court, était son gagne-pain.....
Suffolk