Jeudi 15 mai 2008


D'après vous,  quel est le thème lié à cette fable De La Fontaine?



Le loup et le chien

Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde. 

Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.

L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le nâtin était de taille à se défendre hardiment
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment

Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.

Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.

Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin."
Le Loup reprit: "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;

Flatter ceux du logis, à son maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons,
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse."

Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encore ? - Le collier dont je suis attaché

De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrait pas même à ce prix un trésor."
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

Jean de La Fontaine, Fables

par suffolkthede publié dans : histoire communauté : La famille Denfer
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Commentaires

Le thème de la liberté chère amie ^^ C'est un peu la même chose que "la chèvre de Monsieur Seguin"... Ca me tire toujours une larme moi, cette histoire!
commentaire n° : 1 posté par : Lunalithe (site web) le: 21/05/2008 12:09:43

tu veux un mouchoir  lol


réponse de : suffolkthede (site web) le: 21/05/2008 13:27:07
de rien ! et Bravo à Patrick Piotr Godard Goradd.
commentaire n° : 2 posté par : kronsilds (site web) le: 17/05/2008 18:07:57

voui!!!!


réponse de : suffolkthede (site web) le: 18/05/2008 09:29:58
Je ne puis résister...

Le loup
Et
Le chien


Théâtre


Une pièce de Patrick Godard d’après une idée originale de Monseigneur :
Jean de La Fontaine




Le loup
Et
Le chien



Ouverture des rideaux







La scène est épurée à son maximum. Au centre de la scène : Une table et deux chaises. À côté de la table, un chien bien portant et brossé de frais enchaîne des mouvements de culture physique. Il s’éponge le front, s’avance sur le devant de la scène et entame un petit monologue :


LE CHIEN :
Ma foi, il n’y a pas de quoi se vendre !
Un petit peu de culture physique,
Deux ou trois godelureaux à pendre,
Être garde du corps a un côté pratique,
On m’offre le gîte et le couvert.
Certes, mon sort est bien enviable,
Mais, c’est le travail qui l’a ouvert
Peu de monde en est capable...

Sur une musique Rap, le loup, tout de noir vêtu, entre sur scène. À la vue du chien, il s’immobilise. Le chien l’aperçoit et se met en position de combat.


LE CHIEN :
Holà misérable saltimbanque,
Veuillez passer votre chemin.
Si ma matraque vous manque,
Votre nez épousera mon poing

LE LOUP :
Cool l’ami, dois-je vous signaler
Que vous êtes sur mon territoire ?
Voyant vos muscles, vous êtes guerrier,
Que faîtes-vous si loin de votre manoir ?


LE CHIEN :
Ben, heu... Je me suis égaré,
Mais je ne m’en fais point
À la truffe, je puis me repérer.
Puis, mon maître n’est pas si loin

Le chien continue de s’entraîner sous l’œil admiratif du loup


LE LOUP :

Fichtre ! quelle musculature !
Quelle mise, quelle jolie tenue...
J’admire votre droiture
Aussi solide que je suis menu.


LE CHIEN :

Suivez-moi alors, quittez ce foutu ghetto
Et cessez de vous contorsionner de la sorte.
Vos congénères, sans rien sur le paletot,
Ne vous vêtirons pas, l’hiver est à nos portes.


LE LOUP :

Ma condition ne me gêne guère
Si ce n’est la faim qui me tenaille.
Si avec vous les chiens n’étions en guerre,
À la nuit tombée, je ferai ripaille...


LE CHIEN :

Cessez de vous lamenter sur votre sort,
Prenez vous en main, laissez-moi être guide.
Pour vous, nous sommes bien trop forts.
Suivez-moi et remplissez ce ventre vide.

Le chien reprend son entraînement. Le loup, intéressé tourne autour du chien.


LE LOUP :

Vous me tentez, ami canin…
Mais ma musique, mes frères,
Devrais-je les oublier demain ?
Et que me faudra-t-il faire ?


LE CHIEN :

Oh, une bagatelle, protéger votre maîtresse,
Faire don de votre ardeur et de votre corps,
De vous alanguir et plier sous ses caresses,
Vous reposer la journée et veiller jusqu’aux aurores.


LE LOUP :

Et la bouffe ! Promet-elle ce qu’elle miroite ?
Vos maîtres, accepteront-ils un ménestrel ?
Accepteront-il un loup à leur droite ?
Même un loup aux abois à leur endroit fidèle ?


LE CHIEN :

Foi de garde du corps de sa majesté,
Je puis vous garantir une excellente table.
Quelques sorties en boîte pendant la nuitée,
Ce n’est que pur plaisir et un emploi stable.

Le chien arrête de s’entraîner, se rhabille et face au loup.


LE LOUP :

Ah, j’en ai déjà des frissons partout.
D’une triste chair, j’en sonne le glas,
Mais, dite-moi, qu’est-il arrivé à votre cou ?
Est-ce là le salaire d’un combat ?

Le loup montre une cicatrice sur le cou du chien.


LE CHIEN :
Quoi ? Oh... Ceci, ce n’est rien mon ami...
Ce n’est que la marque des champions.
Afin de leur assurer de notre compagnie,
Nos maîtres, nous gratifient d’un chaînon.


LE LOUP :
Ah çà par exemple ! Et vous vouliez que je vous suive ?
Vous vouliez que de moi-même, je me jette en prison ?
Mon ami, affamé, je préfère suivre le cours d’une eau vive
Et chanter à la lune que d’être le sujet d’une domination.
Je vous salue bien bas monsieur le garde du corps,
Je vous laisse la primeur de vos libations,
Car je préfère courir et courir encore.


LE LOUP (Au public) :
Que voulez-vous la liberté est parfois à ce prix !
Un ventre creux mais toujours à soit...




Fin



Fermeture des rideaux



Voilà, j'espère que cette fable légèrement remaniée t'a plus... Tu peux en faire bon usage

Et sur l'air des lampions : Mais non, mais non Piotr Goradd n'est pas mort !!!  lol
commentaire n° : 3 posté par : Patrick Godard alias ( Piotr Goradd ) le: 17/05/2008 17:30:41

allez c'est bien parce que c'est toi hein!!!!!


réponse de : suffolkthede (site web) le: 18/05/2008 09:30:34
and the winner is.....Oliv Kronsilds!!!!
heureusement qu'il y a quelqu'un pour répondre!!!!
commentaire n° : 4 posté par : poteet/suffolk (site web) le: 17/05/2008 17:17:29
euh... Rien ne vaut la liberté ?
commentaire n° : 5 posté par : Oliv Kronsilds (site web) le: 16/05/2008 13:39:08

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