Dimanche 18 mai 2008


ça fait un moment qu'il n'était pas passé nous voir alors pour le plaisir.....





Le loup
Et
Le chien


Théâtre


Une pièce de Patrick Godard (piotr)
d’après une idée originale de Monseigneur :
Jean de La Fontaine




Ouverture des rideaux







La scène est épurée à son maximum. Au centre de la scène : Une table et deux chaises. À côté de la table, un chien bien portant et brossé de frais enchaîne des mouvements de culture physique. Il s’éponge le front, s’avance sur le devant de la scène et entame un petit monologue :


LE CHIEN :
Ma foi, il n’y a pas de quoi se vendre !
Un petit peu de culture physique,
Deux ou trois godelureaux à pendre,
Être garde du corps a un côté pratique,
On m’offre le gîte et le couvert.
Certes, mon sort est bien enviable,
Mais, c’est le travail qui l’a ouvert
Peu de monde en est capable...

Sur une musique Rap, le loup, tout de noir vêtu, entre sur scène. À la vue du chien, il s’immobilise. Le chien l’aperçoit et se met en position de combat.


LE CHIEN :
Holà misérable saltimbanque,
Veuillez passer votre chemin.
Si ma matraque vous manque,
Votre nez épousera mon poing

LE LOUP :
Cool l’ami, dois-je vous signaler
Que vous êtes sur mon territoire ?
Voyant vos muscles, vous êtes guerrier,
Que faîtes-vous si loin de votre manoir ?


LE CHIEN :
Ben, heu... Je me suis égaré,
Mais je ne m’en fais point
À la truffe, je puis me repérer.
Puis, mon maître n’est pas si loin

Le chien continue de s’entraîner sous l’œil admiratif du loup


LE LOUP :

Fichtre ! quelle musculature !
Quelle mise, quelle jolie tenue...
J’admire votre droiture
Aussi solide que je suis menu.


LE CHIEN :

Suivez-moi alors, quittez ce foutu ghetto
Et cessez de vous contorsionner de la sorte.
Vos congénères, sans rien sur le paletot,
Ne vous vêtirons pas, l’hiver est à nos portes.


LE LOUP :

Ma condition ne me gêne guère
Si ce n’est la faim qui me tenaille.
Si avec vous les chiens n’étions en guerre,
À la nuit tombée, je ferai ripaille...


LE CHIEN :

Cessez de vous lamenter sur votre sort,
Prenez vous en main, laissez-moi être guide.
Pour vous, nous sommes bien trop forts.
Suivez-moi et remplissez ce ventre vide.

Le chien reprend son entraînement. Le loup, intéressé tourne autour du chien.


LE LOUP :

Vous me tentez, ami canin…
Mais ma musique, mes frères,
Devrais-je les oublier demain ?
Et que me faudra-t-il faire ?


LE CHIEN :

Oh, une bagatelle, protéger votre maîtresse,
Faire don de votre ardeur et de votre corps,
De vous alanguir et plier sous ses caresses,
Vous reposer la journée et veiller jusqu’aux aurores.


LE LOUP :

Et la bouffe ! Promet-elle ce qu’elle miroite ?
Vos maîtres, accepteront-ils un ménestrel ?
Accepteront-il un loup à leur droite ?
Même un loup aux abois à leur endroit fidèle ?


LE CHIEN :

Foi de garde du corps de sa majesté,
Je puis vous garantir une excellente table.
Quelques sorties en boîte pendant la nuitée,
Ce n’est que pur plaisir et un emploi stable.

Le chien arrête de s’entraîner, se rhabille et face au loup.


LE LOUP :

Ah, j’en ai déjà des frissons partout.
D’une triste chair, j’en sonne le glas,
Mais, dite-moi, qu’est-il arrivé à votre cou ?
Est-ce là le salaire d’un combat ?

Le loup montre une cicatrice sur le cou du chien.


LE CHIEN :
Quoi ? Oh... Ceci, ce n’est rien mon ami...
Ce n’est que la marque des champions.
Afin de leur assurer de notre compagnie,
Nos maîtres, nous gratifient d’un chaînon.


LE LOUP :
Ah çà par exemple ! Et vous vouliez que je vous suive ?
Vous vouliez que de moi-même, je me jette en prison ?
Mon ami, affamé, je préfère suivre le cours d’une eau vive
Et chanter à la lune que d’être le sujet d’une domination.
Je vous salue bien bas monsieur le garde du corps,
Je vous laisse la primeur de vos libations,
Car je préfère courir et courir encore.


LE LOUP (Au public) :
Que voulez-vous la liberté est parfois à ce prix !
Un ventre creux mais toujours à soit...




Fin



Fermeture des rideaux






par suffolkthede publié dans : les fables du comté de suffolk communauté : La famille Denfer
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Samedi 23 février 2008


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Facteur, gentil facteur...
Ma boite aux lettres était pourrie
Facteur, gentil facteur...
Je te l'avais promis

Facteur, gentil facteur...
la rouillée, la salie, l'odieuse,
avec son marron sale,
je l'ai relégué dans un coin

Facteur, gentil facteur...
la belle, la magnifique, La  radieuse,
avec sa couleur de feuillage,
elle rend jaloux tous les voisins

Facteur, gentil facteur...
Je l'ai enfin acheté

Ma jolie boite aux lettres
neuve!!!

et maintenant ,
est ce qu'ils seront en bon état,
mes courriers, mes colis et mes petits paquets???

Facteur, facteur....
je suis sorti de bon matin
Facteur, facteur....
une petite lingette à la main,
Facteur, facteur....
 un oiseau s'est laché
Facteur, facteur....

sur ma boite aux lettres,
l'oiseau a chié!!!
Je suis sortie la nettoyer
sous l'oeil médusé
...
des voisins du quartier !!!!



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par suffolkthede publié dans : les fables du comté de suffolk communauté : Interlignes
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Dimanche 20 janvier 2008

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il était une fois
un tout petit chaton
il était mignon
mais son regard en disait long,

un jour, chemin faisant,
notre minou
tomba...
sur une meute de loups

une place, il lui donnèrent,
et beaucoup s'imaginèrent
pouvoir profiter de lui

certains se figurèrent
atteindre la fortune
par l'intermédiaire
de ce petit matou

comme prévu,
la gloire, les honneurs
et la fortune
furent au rendez-vous

mais ce petit matou
loin d'être un tendre et un doux
n'avait pas son pareil
pour amasser et conserver.

Bien tard, les leaders réalisèrent
que la destinée du petit chaton
n'était pas d'être faible et mou
mais bien d'être le meneur
de cette bande de loups.


car de matou, il s'agissait en réalité d'un loup....

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par suffolkthede publié dans : les fables du comté de suffolk communauté : papierlibre
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Samedi 29 décembre 2007

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il était une fois,

une vieille comtesse oie,
elle n'était pas bien née
mais cela, tout le monde l'avait oublié

 Elle décida, un jour, d'ouvrir une école
il n'y aurait, décida-t-elle,
que des jeunes oies
bien propre sur elles,

"point animaux vulgaires"
remarqua-t-elle

Si bien qu'un jour
une petite poule
décida de se présenter,
elle se roula dans la farine
et se présenta ainsi fardée

 la vieille comtesse oie
tout à son affaire
lui proposa un titre, 

et mille choses, qui ne pouvait que plaire, 


Ses pairs,
rapidement la convièrent
car eux aussi étaient très fiers.
La vieille comtesse oie,
se rendit compte alors
que de ce titre,
la plus simple des princesses de la basse cour
en avait hérité....

elle voulut le lui retirer
mais toute la basse cour
avait déjà proclamé
reine de beauté
la poule chérie du comté

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par suffolkthede publié dans : les fables du comté de suffolk communauté : Au fil des mots
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Lundi 24 décembre 2007

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LE CORBEAU ET LA BELLE OIE BLANCHE

il était une fois 

un joli corbeau,
son "ramage" était noir
mais il était aussi très beau,

tout le monde admirait cet oiseau perché,
un jour vint à passer, une belle oie plumée
le corbeau interdit, appela notre amie
belle comme tu es,
ne voudrais tu pas m'accompagner?
je pourrais te montrer et te faire défiler...
Notre demoiselle oie, pas si blanche que ça,
minauda un peu et même s'inquiéta...
"que diront les gens, que souffleront les passants???"
Point d'inquiétude à avoir,
car tout cela n'est que l'effet d'un miroir....

la belle oie décida
qu'il était par là,

le chemin qui mène
aux poches bien pleines....

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A+
suffolk
par suffolkthede publié dans : les fables du comté de suffolk communauté : papierlibre
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